Croyances : Veux-tu savoir quel est ton destin ?

Croyances : Veux-tu savoir quel est ton destin ?

Il y a quelques mois, j’ai eu la chance de me plonger dans le thème passionnant des croyances avec ma partenaire Susanna Clusella, grâce à la merveilleuse équipe de l’Akademia Tarragona ¹, qui nous a proposé d’animer l’atelier intitulé «Le pouvoir des croyances» auprès d’un public de jeunes très éveillés. Ma première réaction a été celle du “saboteur” (cette voix que nous avons tous, et qui nous invite à rester en terrain sûr et connu) : “Wow, je ne sais pas si je suis capable de le faire… C’est un méga sujet qui peut occuper des philosophes et scientifiques des heures durant, blablabla. ” Heureusement, le fil de mes pensées ne s’est pas arrêté là, et j’ai ensuite entendu une autre voix, de celles qui donnent de la force : “Maria, tu peux réaliser tout ce que tu te proposes de faire.” En seulement 5 minutes, j’avais déjà expérimenté de quoi retournait cet atelier…

“Que vous pensiez être capable ou ne pas être capable, dans les deux cas, vous avez raison.” – Henry Ford. 

Ma proposition avec ce post est de partager certaines réflexions au sujet de nos croyances, d’expliquer ce qu’elles sont, comment elles se créent, quel impact elles ont sur nos vies, et enfin, comment identifier et transcender celles qui nous éloignent de la plénitude. Qu’en penses-tu ?


1. Que sont les croyances ?

Selon l’auteur Byron Katie, une croyance est «une idée ou une pensée que l’on assume être vraie». Ce sont des objets de notre esprit que nous ne remettons pas en question, ce sont les «c’est comme ça» ou «ainsi va le monde». Nous les utilisons constamment pour donner du sens à ce qui se passe dans nos vies. Certaines croyances établissent des liens de cause à effet étayés par des faits (par exemple le feu brûle, fumer nuit à la santé, etc.) tandis que d’autres sont sans fondements, ces dernières sont bien sûr les plus croustillantes.

En plus de ne pas être contestables, les croyances sont souvent aussi des généralisations d’événements particuliers qui nous sont arrivés, ou pas. Pour te donner une idée des croyances qui peuplent ton subconscient, je te propose de terminer les phrases suivantes : “les patrons sont …”, “les hommes sont …”, “les femmes sont …”, “la vie est … “,” l’argent est … “,” le mariage est … “, ” le travail est … “, et la plus importante de toutes : “je suis…”. Tu peux utiliser des métaphores. Vraiment, fais-le, c’est très révélateur.


2.  Comment se forment les croyances ?

Le conférencier Borja Vilaseca compare les croyances à des “squatters” qui se sont installés dans notre esprit. De fait, la grande majorité de nos croyances apparaissent entre 0 et 7 ans ; c’est comme si nous téléchargions inconsciemment un grand programme grâce à nos neurones miroirs, copiant tout ce que nous voyons dans notre environnement : comportements, aptitudes, etc. À ce moment de notre vie, nous sommes très vulnérables car exempts d’esprit critique, et nous adoptons bon nombre des pensées de nos référents éducatifs, sans les remettre en cause. C’est ce qu’on appelle les “introjections” ².

Mais il ne serait pas juste de penser que les croyances ne se forment que pendant l’enfance. Notre esprit est fait pour construire de nouvelles croyances à tout moment afin de naviguer plus rapidement et plus efficacement dans le monde : fuyant la douleur et recherchant le plaisir. Chaque expérience ayant un impact émotionnel constitue un matériau précieux pour que notre esprit forme de nouvelles croyances, ou renforce les croyances existantes.


3. Quel impact ont les croyances sur nos vies ?

De 0 à 10 : quel est selon toi l’impact de tes croyances sur ta vie ? Eh bien, au moins 9 si nous nous appuyons sur les conclusions de l’étude ‘Mysteries of the Mind: Your unconscious is making your everyday decisions’. Joe Dispenza commente à ce sujet dans son livre ‘Breaking the Habit of Being Yourself’, que “95% de qui nous sommes à 35 ans dépend d’un système de mémoire subconsciente dans lequel le corps active automatiquement une série de comportements et de réactions émotionnelles programmés. “

“Nos croyances peuvent façonner, influencer et même déterminer notre degré d’intelligence, notre santé, notre créativité, la façon dont nous interagissons et même notre degré de bonheur et de réussite personnelle.” – Robert Dilts.

  • Si je pense que je suis stupide, mon QI baissera.
  • Si je pense que ma maladie est incurable, mon état s’aggravera (effet nocebo).
  • Si je crois que je prends un médicament efficace (même c’est du sucre), mon état s’améliorera très probablement (effet placebo).
  • Si je pense que je suis attirant, je le serai certainement.
  • Etc.

Robert Dilts, chercheur de renom dans le domaine de la PNL (programmation neurolinguistique), mentionne plusieurs exemples de ce type dans son livre ‘Changing belief systems with NLP’, et je voudrais en citer un en particulier pour illustrer la force des croyances : “Dans le traitement du cancer, les placebos ont démontré à plusieurs reprises leur efficacité. En fait, dans une certaine étude, un groupe de patients a reçu une “chimiothérapie placebo” et un tiers d’entre eux ont perdu tous leurs cheveux.”

Pour terminer cette section sur une touche plus légère, voici une vidéo illustrant comment une même personne peut vivre des réalités très différentes selon son programme de base :

La question n’est pas de savoir si une croyance est vraie ou fausse, car ce sont souvent ces mêmes croyances qui déterminent le résultat. L’important est de distinguer les croyances utiles, qui te donnent de la force ou te protègent (comme la croyance que le feu brûle), des croyances inutiles qui nous limitent et nous font souffrir.


4. Comment se libérer des croyances limitantes ?

Tout d’abord, je pense qu’il est opportun d’identifier ces croyances. Et pour ce faire, nous avons un outil fantastique appelé la SOUFFRANCE. Je ne parle pas de douleur physique, ni d’une tristesse passagère, je parle d’un état d’inconfort psychique durable (voir mon post précédent: Développement personnel : Comment réagis-tu lorsque les choses ne se passent pas comme tu le souhaites ?). N’oublie pas que la souffrance signifie que notre conception interne de la réalité n’est pas en phase avec la réalité vraie : autrement dit une personne qui souffre croit que les choses devraient être différentes. Et c’est très dangereux car la réalité gagne à tous les coups…

“Ce qui nous perturbe, ce n’est pas ce qui nous arrive, sinon nos pensées concernant ce qui nous arrive” – Épictète.

Je vais te donner un exemple pour mieux distinguer la réalité externe (neutre) de nos pensées internes (génératrices d’émotions). Premièrement, les faits : tu as été licencié de ton travail et tu cherches un nouveau métier. Deuxièmement, l’histoire que tu te racontes concernant ces mêmes faits :

  • “C’est la meilleure chose qui puisse m’arriver, je vais enfin faire quelque chose que j’aime” → Je me sens soulagé.
  • “Il sera difficile de trouver un nouvel emploi maintenant que je suis au chômage” → J’ai peur.
  • “C’est la deuxième fois que je suis licencié, je suis un échec” → Je suis au fond du trou…
  • “Après tout ce que j’ai fait pour cette boîte, c’est un comble !” → Je suis en colère.

“La souffrance est facultative” – Byron Katie.

La bonne nouvelle est que nous pouvons remettre en question toutes ces histoires que nous nous racontons, jusqu’à ce que nous trouvions notre vérité, et avec elle, la paix. C’est ce que Byron Katie appelle «Le Travail» : une méthode pour juger les pensées qui nous génèrent de la souffrance. Ce sont 4 questions simples mais extrêmement puissantes qui nous permettent de passer du statut d’esclave, à celui de maître de notre esprit.

Imagine que ce qui nous fait souffrir c’est la pensée “je suis un échec”, nous allons nous poser ces 4 questions :

  1. Est-ce vrai ? Peut-être que nous y croyons beaucoup et répondons «oui».
  2. Suis-je absolument certain que c’est vrai ? Ensuite, nous chercherons des preuves irréfutables en tant que scientifique.
  3. Comment je me sens avec cette pensée ? Maintenant, nous observons l’impact que cette pensée a sur notre vie.
  4. Qui suis-je sans cette pensée? Et enfin, nous imaginons ce que ce serait notre vie sans cette histoire.

Un jour, après avoir investigué certaines de mes croyances limitantes, je me suis promenée au soleil et j’ai ressenti un sentiment de pure liberté, c’était très impressionnant. C’est quand j’ai réalisé que les seules limites qui existaient dans ma vie, étaient seulement dans ma tête…

«Il existe un grand mensonge : que nous sommes limités. Les seules limites que nous avons sont celles en quelles nous croyons. » – Wayne Dyer.

La dernière phase du “Travail” est celle de l’inversion. Il s’agit de découvrir la part de vrai dans des déclarations opposées telles que, dans ce cas, “je suis une réussite”. Quand on fait le “Travail”, les anciennes pensées ne disparaissent pas nécessairement immédiatement, et il ne s’agit pas de les abandonner, mais de s’en désidentifier petit à petit afin de semer dans notre esprit de nouvelles pensées plus constructives. Après tout, l’esprit est comme un jardin, on peut le laisser à la merci de l’environnement ou le cultiver à sa guise.


5.  Veux-tu savoir quel est ton destin ?

Observe quelles croyances ont germé dans ton esprit. L’une de mes révélations les plus importantes de ces dernières années est, sans aucun doute, d’avoir compris que le succès dépend beaucoup plus de la qualité de mes pensées, que des circonstances extérieures. Et je suis très fière de te dire que je ne crois plus (tellement) à certaines de mes vieilles histoires comme “Je ne peux pas parler en public sans être nerveuse” ou “Je ne suis pas encore parfaitement préparée, blablabla”.

J’ai maintenant deux questions pour toi :

  • Y a-t-il quelque chose que tu t’efforces d’obtenir ou de réaliser, sans succès ?
  • Y a-t-il une chose qui t’empêche de vivre pleinement ta vie ?

Si tu as répondu «oui» à l’une de ces questions, c’est probablement le bon moment pour explorer ton programme de croyances.

Tu trouveras dans ce lien une liste de croyances universelles, elle te sera peut-être utile pour commencer à identifier certaines pensées stressantes.

J’espère que cet article t’a été utile. Si tu souhaites que je t’accompagne dans cette aventure, n’hésite pas à me contacter !

Prends soin de toi.

Maria.

¹ Projet initié par Borja Vilaseca d’éducation émotionnelle gratuite pour des jeunes extraordinaires de 18 à 23 ans. Plus d’informations sur la web.

² Exemple d’introjection – source : www.bcngestalt.com

“Un exemple que j’utilise régulièrement pour expliquer ce que sont les introjections, est celui du jeune couple où le mari demande à sa femme pourquoi elle coupe toujours les deux extrémités de la viande avant de la cuire, même si ces morceaux sont parfaits. La femme répond sans la moindre hésitation :

– Eh bien, parce que c’est la recette, et si on ne la suit pas à la lettre, le plat n’est pas bon.

Cette réponse ne le satisfait pas, mais elle insiste sur le fait que sa mère la prépare toujours ainsi. Le mari va donc chez la belle-mère et lui pose la même question :

– Belle-mère, pouvez-vous m’expliquer pourquoi couper les deux extrémités de la viande pour la cuisson, et les jeter alors qu’elles sont en parfait état ?

Et la belle-mère donne la même réponse que sa fille :

– C’est comme ça que grand-mère l’a toujours préparé depuis que je suis en âge de raison, c’est donc comme ça qu’elle doit être préparée pour que ce soit bon. Voyant l’expression peu convaincue de son gendre, la belle-mère ajoute : Tu sais bien comment ça se passe en cuisine, il y a certains secrets qui nous échappent, mais pour une raison, ils doivent être suivis pour que le résultat soit bon en bouche.

Heureusement pour tout le monde, la grand-mère est encore en vie et, à la demande du mari, le jeune couple lui rend visite pour lui demander la raison de la découpe des bouts de viande. La grand-mère les regarde et sourit :

– Eh bien, à mon époque, lorsque je préparais cette recette, mon four était trop petit pour le grand plat, je devais donc en utiliser un plus petit et couper la viande pour qu’elle rentre.”


Livres relatifs au sujet de l’article :

  • “Aimer ce qui est”, Byron Katie.
  • “Principes of NLP”, Joseph O’Connor & Ian McDermott.
  • “Changing belief systems with NLP”, Robert Dilts.

Lien relatif au sujet de l’article :

  • Page officielle de Byron Katie, “The Work” avec des documents gratuits à télécharger.

Film relatif au sujet de l’article :

PS : Et si le contenu de cet article t’intéresse, le partager te rendra heureux 🙂


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